On entend dire que 8 heures de sommeil seraient la somme idéale pour être parfaitement reposé. Moins, comme trop, serait apparemment mauvais pour la santé. Mais notre qualité de sommeil se qualifie-t-elle uniquement par son nombre d’heures ? Il arrive pourtant de dormir 8 heures et de se sentir pourtant plus fatigué que si l’on en avait dormi 7. Et bien c’est tout à fait normal car un sommeil réparateur dépend de bon nombre de facteurs autres que le nombre d’heures.
Points à retenir :
- Dormir 8 heures ne garantit pas forcément un sommeil réparateur, car la qualité du repos dépend aussi des cycles du sommeil et de leur continuité. Des interruptions, même inconscientes, peuvent provoquer de la fatigue au réveil.
- Le sommeil profond aide surtout à la récupération physique tandis que le sommeil paradoxal favorise la récupération mentale. Pour bien récupérer, il est important de traverser ces différentes phases sans perturbation.
- Le bruit, la lumière, une mauvaise température ou l’exposition aux écrans avant de dormir peuvent fortement perturber le sommeil. Le stress et l’anxiété jouent également un rôle majeur en maintenant le cerveau en état d’alerte.
- L’alcool et les repas trop lourds le soir nuisent à la qualité du repos en perturbant les cycles du sommeil. Un environnement calme et des habitudes apaisantes favorisent un sommeil plus continu et réparateur.
- Certains troubles méconnus comme l’apnée du sommeil, le bruxisme ou le syndrome des jambes sans repos peuvent empêcher de récupérer malgré de longues nuits. En cas de fatigue persistante, il peut être utile de consulter un professionnel de santé.
A. La différence entre quantité et qualité du sommeil
Effectivement, on peut dormir de nombreuses heures, bien au-delà de 8, et pourtant se sentir extrêmement fatigué au réveil. D’abord pour la raison suivante : le nombre d’heures idéal peut aussi être variable selon la personne. Il ne suffit pas à garantir la qualité du repos, entre autres parce que le sommeil peut être perturbé sans que l’on s’en rende compte. Il y a une nette différence entre un temps passé au lit et un temps réellement réparateur. Pour cela il faut comprendre ses différents cycles de sommeil. Un cycle dure environ 1 heure 30, et chaque cycle contient différentes phases de sommeil. Or, la moindre interruption entre les cycles diminue drastiquement la qualité de repos du dormeur et peut ainsi provoquer une sensation de fatigue au réveil.
Les deux types de sommeil les plus importants sont les suivants : le profond et le paradoxal. Le premier contribue à la récupération physique, la réparation musculaire, le renforcement de l’organisme et du système immunitaire. Le deuxième, quant à lui, participe davantage à la récupération mentale.
Aussi, il arrive qu’il y ait des micro-réveils nocturnes souvent inconscients, qui viennent fragmenter le cycle du sommeil. Les facteurs sont multiples, que ce soit le stress, l’anxiété, la lumière ou aussi les difficultés respiratoires. L’idéal est donc un long sommeil continu permettant de vivre pleinement les différentes phases du cycle.
B. Les perturbateurs invisibles du sommeil
Le bruit est l’un des premiers facteurs. En effet, les nuisances sonores empêchent le cerveau de rentrer dans une phase de sommeil stable. Il se peut même que cela soit inconscient, il est donc préférable de dormir dans une pièce silencieuse.
Aussi, une lumière trop forte peut baisser la production de mélatonine. Il vaut mieux, 1 heure avant le moment du coucher, réduire l’éclairage, et avoir une pièce très sombre au moment de l’endormissement. La température rentre également en compte : une pièce trop chaude, comme trop froide, perturbe le sommeil continu. L’un des facteurs aggravants pour un sommeil de qualité est bien évidemment les lumières bleues. Ce vilain réflexe qu’est celui d’être sur son téléphone au moment du coucher repousse artificiellement le moment de l’endormissement et provoque également un sommeil plus diffus.
Par ailleurs il ne faut pas négliger le stress. En effet, les pensées envahissantes au moment du coucher mettent le cerveau en état d’alerte. Cette sensation est donc incompatible avec l’apaisement, qui génère le sommeil. Cet état d’angoisse augmente le cortisol et vampirise le repos qui sera davantage fractionné et moins réparateur.
Enfin, la consommation d’alcool ou de repas trop lourds peut dégrader drastiquement le sommeil. Il vaut mieux manger léger le soir afin que la digestion n’empêche pas votre corps de se mettre en état de repos total.
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C. Les troubles du sommeil méconnus
Il se peut que vous sembliez cocher toutes les cases importantes et pourtant vous ne vous sentiez pas reposé. Avez-vous pensé à l’apnée du sommeil ? En effet, ce trouble provoque des arrêts de la respiration longs et fréquents pendant le sommeil, ce qui vient perturber en profondeur la qualité de ce dernier. Si par exemple vous ronflez fort, que vous avez la bouche très sèche au réveil, que vous vous sentez somnolent la journée et rarement reposé après votre nuit, alors il se peut que vous soyez atteint par ce trouble. Il faut donc consulter un médecin afin de trouver une solution adaptée.
Les personnes particulièrement anxieuses quant à elles peuvent être victimes de bruxisme. C’est un crissement et un serrement excessif involontaire de la mâchoire qui rompt le cycle du sommeil. Si au réveil vous sentez des douleurs dentaires ou des maux de tête, alors vous pouvez en être victime.
Le troisième trouble méconnu le plus courant est celui des jambes sans repos. Cela crée une sensation désagréable dans les jambes, limitant grandement l’endormissement.
Alors comme nous avons pu le voir, un bon sommeil ne se chiffre pas seulement en nombre d’heures car bon nombre de facteurs rentrent en compte dans la qualité de celui-ci. Le plus important est surtout de respecter le cycle de sommeil complet sans rompre ses différentes phases. Le sommeil est un moment d’apaisement où le corps se repose enfin. Une personne anxieuse aura davantage de difficulté à le vivre ainsi, une aide psychologique peut donc aussi grandement améliorer le sommeil !
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